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Etat des risques naturels
et technologiques:
1er juin 2006 :
Un état des risques naturels et technologiques
devra être annexé à toutes promesses de vente et actes notariés concernant
un bien immobilier. En outre, la loi prévoit qu'il devra être joint à
ce document un extrait cartographique permettant la localisation de l'immeuble
concerné au regard des risques pris en compte. Chaque commune dispose
des plans en question.
Etat des risques naturels et technologiques
(décret
du 15.2.05 : JO du 17.2.05)
Les acquéreurs ou les locataires de biens immobiliers
(habitation ou autres) situés dans des zones couvertes par un
plan de prévention des risques technologiques ou par un plan de
prévention des risques naturels prévisibles, ou dans les
zones de sismicité définies par décret, devront être
informés par le vendeur ou par le bailleur de l'existence des
risques visés par ce plan ou ce décret. L'information se
fait en annexant au contrat de location ou à toute promesse unilatérale
de vente, d'achat, et à tout contrat réalisant ou constatant
la vente, un état des risques fondé sur les informations
mises à disposition par le préfet. Le décret du
15 février 2005 précise les modalités de cette information
et le contenu de cet état des risques.
Cette information sur les
risques est obligatoire dans les communes dont la liste est arrêtée par le préfet
Elle concerne les biens situés :
- dans le périmètre d'exposition aux risques délimité par
un plan de prévention des risques technologiques approuvé ;
- dans une zone exposée aux risques délimitée par
un plan de prévention des risques naturels prévisibles
approuvé ou dont certaines dispositions ont été
rendues immédiatement opposables en application de l'article
L. 562-2 du Code de l'environnement ;
- dans le périmètre mis à
l'étude dans le cadre de l'élaboration d'un plan de prévention
des risques technologiques ou d'un plan de prévention des risques
naturels prévisibles prescrit ;
- dans une des zones de sismicité
Ia, Ib, II ou III (décret du 14.5.91 : art. 4).
Contenu des arrêtés préfectoraux
Pour chacune des communes concernées, le préfet prend un
arrêté précisant :
1°
La liste des risques naturels prévisibles et des risques technologiques
auxquels la commune est exposée sur tout ou partie de son territoire.
2° La liste des documents auxquels le vendeur ou le bailleur peut
se référer :
- dans les zones couvertes par un plan de prévention des risques
technologiques approuvé, ainsi que dans les zones couvertes par
un plan de prévention des risques naturels prévisibles
approuvé ou dont certaines dispositions ont été
rendues immédiatement opposables, le ou les documents graphiques
ainsi que la note de présentation de ce plan ;
- dans les zones couvertes par un plan de prévention des risques
technologiques ou par un plan de prévention des risques naturels
prévisibles prescrit, les documents d'information élaborés à l'initiative
d'une collectivité publique et tenus à la disposition du
public, permettant une délimitation et une qualification de phénomènes
;
- dans les zones de sismicité, l'annexe prévue à l'article
4 du décret du 14.5.91 ;
- le cas échéant, le ou les arrêtés portant
ou ayant porté reconnaissance de l'état de catastrophe
naturelle ou technologique sur le territoire de la commune.
A l'arrêté
préfectoral est annexé pour chaque commune un dossier comprenant
:
- un ou plusieurs extraits des documents permettant de délimiter
les zones de la commune exposées aux risques identifiés
;
- une fiche permettant de préciser la nature et, dans la mesure
du possible, l'intensité des risques dans chacune des zones concernées.
Les documents et le dossier peuvent être consultés dans
les mairies des communes intéressées ainsi qu'à la
préfecture et dans les sous-préfectures du département.
Le préfet adresse une copie des arrêtés aux maires
des communes concernées et
à la chambre départementale des notaires.
Contenu de l'état des risques
L'état des risques annexé au contrat de location ou à toute
promesse unilatérale de vente, d'achat, et à tout contrat
réalisant ou constatant la vente doit mentionner les risques dont
font état les documents mentionnés et le dossier annexé à l'arrêté préfectoral
et auxquels l'immeuble faisant l'objet de la vente ou de la location
est exposé. Cet état est accompagné des extraits
de ces documents et dossier permettant de localiser cet immeuble au regard
des risques encourus. L'état des risques est établi par
le vendeur ou le bailleur conformément à un modèle
défini par arrêté ministériel. Cet
état doit être établi moins de six mois avant la
date de conclusion du contrat de location écrit, de la promesse
de vente ou de l'acte réalisant ou constatant la vente du bien
immobilier.
Entrée en vigueur de l'obligation d'information
sur les risques technologiques, naturels ou sismiques
L'obligation d'information sur les risques qui incombe aux vendeurs et
aux bailleurs est applicable à compter du premier jour du quatrième
mois suivant la publication au recueil des actes administratifs dans
le département des arrêtés préfectoraux, qui
devra intervenir avant le 17 février 2006, soit au plus
tard le 1er juin 2006. Pour les locataires, cette obligation
d'annexer l'état des risques concerne les contrats de location écrits " constatant
l'entrée dans les lieux du nouveau locataire ". Cette disposition
ne s'applique donc qu'aux nouveaux entrants postérieurement à la
date d'entrée en vigueur du dispositif.
Les sanctions
A défaut d'annexion de l'état des risques ou à défaut
d'information relative aux sinistres survenus, l'acquéreur ou
le locataire peut demander la résolution du contrat ou la diminution
du prix du loyer pour le locataire.
Diagnostic Amiante - Diagnostic Technique Amiante (DTA).
Dans
quel cas dois-je effectuer un diagnostic amiante?
"Pour tous les immeubles bâtis,
collectifs ou individuels, dont le permis de construire a été délivré avant
le 1er Juillet 1997, un état indiquant la présence
ou l’absence d’amiante dans l’immeuble doit être
annexé aux promesses et actes de vente. Le vendeur qui ne
respecte pas cette obligation devra indemniser l’acquéreur
si ce dernier décèle la présence d’amiante
dans l’immeuble.
Un diagnostic amiante est sans durée de limite."
Diagnostic Plomb : Constat de risque
d'exposition au plomb (CREP)
Dans
quel cas dois-je effectuer un diagnostic plomb ?
Le dispositif précédent prévoyait
l’obligation d’annexer un « état des risques
d’accessibilité au plomb » à la promesse ou à l’acte
de vente des immeubles construits avant le 1er Janvier 1948 et se situant
dans une zone à risque délimitée par le préfet.
Cet état des risques est rebaptisé « constat de
risque d’exposition au plomb ». Il doit désormais être
annexé à la promesse ou à l’acte de vente
des immeubles construits avant le 1er Janvier 1949, quelle que soit leur
localisation sur le territoire français. Le document sera valable
1 an. Toutefois, le vendeur sera dispensé de l’actualiser
s’il établit l’absence de plomb dans l’immeuble
(ou la présence de plomb à un seuil inférieur à ceux
qui seront définis par arrêté). Dans ce cas, le constat
initial sera joint à chaque mutation. A défaut d’annexion
de ce constat, le vendeur devra indemniser l’acquéreur si
ce dernier décèle la présence de plomb dans l’immeuble.
Etat parasitaire : Quelles obligations ? Pour qui ?
Les
obligations des particuliers en matière d'état parasitaire
:
Depuis 1999, un dispositif de lutte contre les termites a été mis
en place. On peut dégager 3 obligations principales :
- Les occupants : ou propriétaires d'immeubles bâtis ou
non bâtis doivent faire une déclaration en mairie dés
qu'ils ont connaissance de la présence de termites ;
- Dans les zones infectieuses, le maire peut enjoindre aux propriétaires
de procéder à la recherche de termites ainsi qu'aux travaux
nécessaires ;
- Dans ces mêmes zones, un état parasitaire datant de
moins de 3 mois doit être annexé aux actes de vente.
Le vendeur qui ne respecte pas cette obligation devra indemniser l'acquéreur
si ce dernier décèle la présence de termites dans
l'immeuble.
A noter : les travaux de lutte contre les termites bénéficient
du taux réduit de TVA, si le logement a plus de 2 ans. Par ailleurs,
ces dépenses constituent pour les bailleurs des dépenses
d'entretien déductibles des revenus fonciers.
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